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L'atelier du bonheur - Pree
Book of Beasts :: Rives du Mississippi :: Tremé :: Autres

Sebastyan Tyrell
Sorcier
☾ Visage : L'atelier du bonheur - Pree D57c10c97704e597c0c71310fdd57a926131987f
☾ Faceclaim : Gavin Leatherwood
☾ Messages : 158
☾ Date d'inscription : 23/02/2020

Dim 1 Mar - 17:59
Le boulot était enfin terminé. Il allait pour se reposer un peu après un service de presque de 24H, mais avant, il avait envie d’aller se détendre un peu, aller boire une bière ou deux ans un bar. Se mêler à ces stupides humains pour se rappeler, hors du cadre du travail, à quel point ils étaient inférieurs. Et cela le réjouissait toujours un peu, le faisait sourire et il en avait besoin, par ce qu’aujourd’hui il sentait d’humeur un peu morose. Même si ce n’était jamais réellement facile depuis la mort de Beth – sans compter celle de Lucy en 2016-, on ne pouvait pas dire qu’il était quelqu’un de morne, déprimé, qui se laissait aller. On ne pouvait pas forcément déceler une réelle tristesse à part pour ceux qui le connaissaient bien, par ce qu’il n’avait jamais su comment exprimer ses sentiments ce qu’il ressentait réellement. Surtout toutes ces choses négatives qui pouvaient  être catégorisées comme « faible ». Chez lui, les pleurs et compagnie n’étaient pas bien vus, alors forcément, il prenait ça comme normal.  Et il avait bien du mal à comprendre pas mal de personnes qui se plaignaient pour tout et rien, qui chouinaient, pleuraient. A quoi bon ? Il passait probablement pour un sensible, mais là encore il s’en fichait, il n’était pas là pour plaire aux autres ; et tant pis si on ne le comprenait pas, si on ne savait pas lire derrière les lignes, si on ne savait pas qu’il y avait maintes façon de faire le deuil, chacun à sa manière.

Il s’était donc installé au bar, à une table seul devant un énorme verre de bière, regardant la boisson le regard plus ou moins dans le vague. Probablement qu'avant de rentrer, il irait prendre aussi de la nourriture Créole qu'il appréciait tout particulièrement.
Il aurait voulu pouvoir faire la future fête d’Halloween avec Lucy, et Beth.
Il aurait voulu voir où en serait aujourd’hui son couple avec la Penrose si elle n’était pas morte.
Il aurait voulu pouvoir convaincre Beth de continuer à s’entrainer avec son mentor, pour être meilleure.
Il aurait voulu beaucoup de choses, mais ce n’était pas possibles. Les morts étaient mieux là où ils étaient. Des morts dus à chaque fois à ces foutus humains et/ou chasseurs,  s’il en était sûr pour Bethany, ce n’était pas forcément le cas pour Lucy mais pour lui c’était forcément de stupides humains. Il ne pouvait pas en être autrement. En plus d’être complètement cruches, ils étaient pour beaucoup violents de façon innée, ils s’emportaient si facilement, ils étaient vils, dénués d’intérêts. Ils finiraient par détruire leur belle Terre.

Trop plongé dans ses pensées, il n’avait pas vu une silhouette connue entrer dans le lieu où il était.


texte texte

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Agrippine Hobbs
Sorcière
☾ Faceclaim : Zoë Kravitz
☾ Messages : 90
☾ Date d'inscription : 08/12/2019

Sam 21 Mar - 22:02

L'atelier du bonheur


Assise sur son bureau encombré de livres poussiéreux, la Hobbs continuait à expliquer ses idées, citer des auteurs trop méconnus à ses yeux et à abreuver son savoir à ses jeunes étudiants empotés. Et à chaque fois que ses sombres prunelles scrutaient l’amphithéâtre, elle se questionnait sur la répercussion de ses propos. Est-ce que ces simples humains comprenaient véritablement les théories de sa revue littéraire ? Est-ce qu’ils appréhendaient de la bonne manière son cour ? Rien n’était moins sûr pour la sorcière qui ne les estimait guère. Toutefois, elle pouvait parfois décrypter des comportements qui la satisfaisaient : choc, consternation, colère. Certaines ouvraient enfin les yeux sur ce qui se passait réellement dans cette société patriarcale. Tandis que d’autres roulaient des yeux, jugeant ses avis trop tranchés, la traitant de féministe trop engagé.

Ses jambes se balançaient dans le vide, en avant en arrière, donnant le rythme à ses paroles. Et de temps à autre, la sirène jouait avec une de ses longues tresses brunes, des gestes rituels qui n’étaient pas passé inaperçu. Cela lui arrivait souvent lorsqu’elle était absorbée par quelques choses. Et le sujet d’aujourd’hui lui tenait particulièrement à cœur. Elle pouvait parfois paraître absente, comme prise dans un monologue sans fin sur les conséquences des massacres perpétués contre les sorcières. Les véritables et les simples femmes, ayant commis comme seul le crime d’être née d’un sexe différent.  

- Est-ce que l’un de vous peut me dire ce qu’était un « piqueur » ?
C’est un profond sentiment de déception qui l’animait devant tant d’ignorances. Ces hommes étaient engagés pour prouver que certaines femmes étaient des sorcières. Ils les déshabillaient, les rasaient, observaient la moindre parcelle de leurs corps, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, cherchant la marque du diable. Durant ses inspections, il n’était pas rare qu’elles soient torturées ou violées, parfois les deux. C’était la colère qui provoquait cette étincelle dans son regard. La moindre petite imperfection de peaux était une justification suffisante pour la condamner à être piquée. Si les victimes ne réagissaient pas, elles étaient condamnées à mourir par le feu. En 1949, dans une ville Anglaise, un l’un d’entre-deux a été invité ; vingt shillings par tête. Trente femmes ont été présentées au piqueur, aucune d’elles n’a échappé au bûcher.

Agrippine allait continuer sa pensée, mais l’heure défilait à une allure vertiginante, si bien qu’elle avait déjà dépassé de dix minutes son horaire. Dehors, le soleil commençait à disparaître, et tous s’engouffrèrent dans les couloirs, pour se fondre dans la pénombre.

Marchant dans les sombres ruelles, son corps penchant sur un côté dû au poids de son sac, elle avançait vers son bar. La Hobbs avait besoin d’un moment à elle, rien qu’à elle avant de trouver sa vie de mère. Toutefois, lorsqu’elle arriva dans ce havre, elle y trouva un visage familier.

- Tu es assis à ma place, dit-elle en se délestant de ses livres sur la table.

(c) DΛNDELION



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Sebastyan Tyrell
Sorcier
☾ Visage : L'atelier du bonheur - Pree D57c10c97704e597c0c71310fdd57a926131987f
☾ Faceclaim : Gavin Leatherwood
☾ Messages : 158
☾ Date d'inscription : 23/02/2020

Sam 28 Mar - 16:49
Il leva les yeux vers celle qui venait de parler, il avait reconnu la voix et aurait probablement pu feint de l'ignorer. Il n'était pas spécialement d'humeur pour s'engueuler avec elle et il avait surtout besoin de calme pour l'instant se passant une main dans les cheveux, il inspira-expira rapidement, essayant de ne pas s'énerver tout de suite.

 «Désolé, votre Majesté,  votre nom n'était pas écrit assez gros sur ce siège. »

Il haussa ensuite les épaules, mais ne bougea pas d'un poil et choisit l'option, je t'ignore, tout en sachant pertinemment qu'il le regretterait probablement à un moment ou à un autre. Sa « relation » avec la belle jeune femme était toujours compliqué, et il se demandait  ce qu'elle allait faire, cette fois, pour lui pourrir un peu la vie, qu'elle serait la suggestion du jour ?
Ceci dit, au moins, cela lui changerait peut-être les idées ce qui ne serait pas mal un pour un bien. Il n'en savait trop rien, les sentiments, les ressentis, ce n'était pas vraiment son truc. Soupirant doucement, il se retourna finalement un peu vers la jeune femme en répliquant, plus doucement.

 «J'espère à ce que tu ne t'attends pas à ce que je te paye un verre ou autres, par ce que c'est mal barré !»

La galanterie ? Morte depuis bien longtemps avec lui, pour peu qu'elle ait existé à un moment. Probablement, oui avec Lucy, mais seulement avec elle. Et puis, ce n'était pas comme si c'était un rencard, lui il était de base juste pénard, seul, dans ses pensées, et il avait fallu que l'autre sangsue, vienne pile ici, avec lui. Ce n'était pas un hasard, elle aurait très bien s'installer plus loin et l'ignorer, mais non. Alors, la question qui se posait c'était « pourquoi ? ». Il laissa passer encore quelques instants, le temps de boire une ou deux gorgées avant de reprendre la parole

 « Qu'est-ce que tu veux, Pree ? Il n'y a pas assez de place autour pour que tu viennes là ?»

Toujours aussi aimable, n'est-ce pas ? Mais elle devait avoir l'habitude de toute manière ; et puis, vu qu'elle devait être pareil par moment, il n'allait pas non plus trop se gêner ! Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre ses réponses histoire de voir si on ne pouvait pas tirer tout cela un peu plus au clair !



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